Donald Trump adepte de la démon-dialisation ?

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Si vous avez vu le film The Apprentice, vous avez sûrement retenu une leçon essentielle de l’enseignement de Roy Cohn : il faut toujours attaquer. Si vous n’avez pas vu le film, précipitez-vous sur les plateformes de VOD pour vous en imprégner… Donald J. Trump, lui, n’a pas oublié la leçon. Après avoir attaqué se adversaires de l’intérieur dès les premiers jours de son mandat, il passe à l’offensive généralisée avec ses advesaires de l’extérieur, autrement dit le reste du monde. Et comme au XXIe siècle on ne se lance pas dans une boucherie comme au XXe, cela passe par l’économie. Et les droits de douane.

C’est marrant ce sujet des droits de douane. En lisant la biographie de Churchill il y a quelques semaines, j’ai découvert que c’était déjà un sujet central de la politique en Europe à l’aube du XXe siècle. Churchill y était farouchement opposé, ce qui l’opposait à son camp politique initial, les Conservateurs, ancrés sur la protection du commerce local, et joua un rôle dans son passage chez les Libéraux, ouverts à plus d’échanges internationaux – et à plus de libertés individuelles.


Bang-bang…

Les sujets de discussion restent les mêmes, les enjeux en revanche ont bien changé. L’économie du XXe siècle était déjà mondialisée, mais dans un rapport de force entre empires et colonies. Les échanges entre empires, eux, n’étaient pas aussi essentiels. De nos jours, tout pays, du Lichtenstein à la Chine, repose sur une multitude de partenaires économiques, susceptibles de l’approvisionner en biens de consommation, en matières premières, voire en touristes. Grâce soit rendue à la production d’une énergie bon marché et bien plus efficace que le charbon : le pétrole. Je ne crois pas qu’il existe encore un seul pays capable de vivre en autarcie. Bref, it’s the economy, stupid, comme dirait le conseiller de Bill Clinton qui par ce slogan fit peut-être basculer les États-Unis de deux décennies de domination républicaine à un retour des Démocrates.

Et c’est là que Trump commet probablement sa plus grosse erreur. Jouer avec ces potentiomètres que sont les frais de douane, c’est jouer sur les économies d’une multitude de pays, ses partenaires économiques certes, mais aussi le sien. En provoquant une hausse des produits et matériaux susceptibles d’entrer dans la conception de produits américains, la décision de Donald Trump risque de provoquer un effet boule-de-neige dont on se serait bien passé.

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